











(2023 – )
Ce travail est Inspiré par l’existence d’un archipel inaccessible dans l’océan indien : l’ile Nord Sentinelle o% vit une population autochtone. Elle est l’un des derniers territoires où l’homme moderne n’a pas mis les pieds, probablement faute de pétrole ou d’or. Territoire de rêve à la végétation luxuriante où je n’irai jamais.
A travers des photographies de murs accidentés, j’imagine un univers fait de récifs perdus dans l’océan. En parcourant les souterrains de la ville où l’eau a percé l’épaisseur du sol jusqu’à atteindre les couloirs du métro, je pars en quête de cette ile fantasmée et de ses consœurs.
Ces photographies en noir et blanc viennent dans la continuité de la série Architectures (2013-2018) en proposant un environnement à la limite du réel. Elles forment une cartographie imaginaire d’un monde fait de vides et de pleins comme dans les séries « la France » (2017-2018) et « Constellation » (2020). Il n’est pas sans évoquer à nouveau la notion de Ma : l’espace entre l’eau et la roche, entre ces iles, le temps d’écoulement de l’eau à travers le sol, l’entre-image d’une ile à l’autre, la dichotomie entre l’existence de ces iles et la réalité des souterrains , l’absence d’échelle …
Le titre de la série est quant à lui inspiré par le film The isle (섬, Seom) de Kim Ki-duk où l’action se déroule dans un hôtel fait de barges flottantes sur un lac.